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tout savoir sur le Super Tuesday


Une électrice au centre de vote de l’hôtel de ville de San Francisco (Californie), le 4 mars 2024, à la veille du Super Tuesday.

C’est la grande date du cycle des primaires américaines, une étape-clé du processus de désignation des candidats pour la présidentielle américaine. Cette année, le 5 mars, quinze Etats et un territoire américains votent en même temps lors de primaires et de caucus dans le cadre du Super Tuesday. Lors de ces scrutins, près du tiers du total des délégués nécessaires à un candidat pour être investi lors de la convention nationale de chacun des partis sont désignés : 865 des 2 429 délégués côté républicain, 1 420 des 3 936 délégués chez les démocrates.

Traditionnellement, les résultats de cette journée donnent une image plus précise des futurs vainqueurs de la course à l’investiture. Cette année, le suspense n’est pas au rendez-vous, Joe Biden et surtout Donald Trump écrasant la concurrence dans leur camp respectif.

Quinze Etats concernés, dont les deux plus peuplés

Le Super Tuesday concerne cette année quinze Etats – dont deux des plus peuplés, la Californie et le Texas – et un territoire.

Les bureaux de vote ferment généralement vers 19 heures ou 20 heures, heure locale, ce qui signifie que certains Etats auront annoncé les résultats dans les premières heures de mercredi matin. Cependant, certains Etats, comme la Californie, peuvent prendre plusieurs heures pour annoncer leurs résultats.

Les primaires, une formalité pour Joe Biden

D’emblée, il convient d’évacuer la question de l’enjeu chez les démocrates : en tant que président sortant, Joe Biden est naturellement candidat à sa succession et son parti s’est rangé derrière lui. Pour lui, les primaires ne sont qu’une formalité, malgré les campagnes de Dean Phillips, 55 ans, élu centriste du Minnesota à la Chambre des représentants, et de l’autrice et militante Marianne Williamson, 71 ans, qui se présente comme une leader spirituelle, d’orientation progressiste.

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Pour décrocher l’investiture démocrate, Joe Biden a besoin du soutien de 1 968 délégués. S’il ne passe pas cette barre lors du Super Tuesday, il s’en rapprochera.

Joe Biden lors d’un meeting de campagne, à Las Vegas (Nevada), le 4 février 2024.

« Joe Biden sera investi », tranche Marie-Cécile Naves, politiste, directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Mais, selon elle, la primaire du Michigan, marquée par des dizaines de milliers d’abstentions et de votes blancs pour protester contre le soutien de la Maison Blanche à Israël, « sonne comme un avertissement qui peut donner des idées à ses concurrents, par exemple [le candidat indépendant] Robert F. Kennedy Jr. ».

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A 81 ans, Joe Biden est par ailleurs le candidat le plus âgé à occuper la présidence et à se représenter, ce qui inquiète une partie de ceux qui ont voté pour lui en 2020. Dans un récent sondage du New York Times, 61 % de ses électeurs le trouvaient ainsi « trop vieux pour être efficace ».

Donald Trump veut distancer encore davantage Nikki Haley

Donald Trump peut espérer que le 5 mars consacre la défaite de Nikki Haley, sa dernière rivale dans le camp républicain. A la veille du Super Tuesday, et à l’issue des dix premiers caucus et primaires, l’ancien président disposait de 244 délégués sur les 1 215 nécessaires pour être officiellement candidat. Au total, 874 délégués seront distribués mardi – pas assez, donc, pour qu’il l’emporte déjà mathématiquement mais suffisamment pour distancer pour de bon sa concurrente. Son équipe de campagne prédit qu’il remportera 773 délégués lors des votes du 5 mars et qu’il atteindra la majorité deux semaines après.

« Nikki Haley se maintient parce qu’elle se dit que si jamais Trump est empêché pour une raison ou une autre, elle est disponible, observe Marie-Cécile Naves. Et tant qu’elle sera là, Donald Trump sera lui-même contraint de faire un peu campagne et de dépenser des fonds, alors qu’il aimerait se projeter complètement dans le duel avec Biden. »

Donald Trump lors d’un discours depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride), le 4 mars 2024.

L’ancienne ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies pourra-t-elle rester dans la course si Donald Trump écrase davantage les scores le 5 mars ? Elle est jusqu’ici restée évasive. « Nous allons continuer jusqu’au Super Tuesday, a-t-elle déclaré à des journalistes fin février. C’est aussi loin que j’ai réfléchi en matière de stratégie. »

Les équipes de Donad Trump ont tout fait pour maximiser son statut de favori. Elles ont encouragé les responsables locaux du Parti républicain acquis à sa cause à rendre les règles régissant l’attribution des délégués aussi favorables que possible à son égard. La règle du « winner takes all », selon laquelle la personne arrivée en tête remporte l’ensemble des délégués, est ainsi davantage répandue. En Californie, par exemple, si Donald Trump obtient plus de 50 % des voix, la totalité des 169 délégués de l’Etat lui sera attribuée.

Nikki Haley, lors d’un événement de campagne à Charlotte (Caroline du Nord), le 1ᵉʳ mars 2024.

Seule la justice paraît désormais être une potentielle menace pour Donald Trump dans sa course à l’investiture. L’ancien président a néanmoins jusqu’ici utilisé chacune de ses apparitions devant des juges comme autant de tribunes lui permettant de se présenter en victime. Lundi, à la veille du Super Tuesday, la Cour suprême américaine a par ailleurs décidé qu’il ne pouvait être inéligible à la primaire dans le Colorado, Etat qui avait engagé un recours en ce sens en raison de son rôle dans l’attaque du Capitole, le 6 janvier 2021.

Et ensuite : des investitures formalisées lors de la Convention

A l’issue des primaires, Donald Trump et Joe Biden seront officiellement investis par leur parti lors de traditionnelles grands-messes politiques, les conventions. La convention nationale républicaine se tiendra du 15 au 18 juillet à Milwaukee (Wisconsin), tandis que la démocrate aura lieu du 19 au 22 août à Chicago (Illinois). Les délégués valideront également le choix du candidat pour le poste de vice-président, généralement annoncé quelques jours avant la convention.

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