mercredi, juin 12, 2024
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le chômage remonte à 4 %, mais les taux devraient rester hauts


Dans un café Starbucks, à Manhattan (New York), le 2 février 2024.

Les chiffres ne satisfont personne : le taux de chômage aux Etats-Unis a touché en mai la barre des 4 % pour la première fois depuis janvier 2022, ce qui est un mauvais symbole pour le président démocrate Joe Biden, candidat à sa réélection en novembre 2024. « Le grand retour américain se poursuit, mais il nous reste encore des progrès à accomplir », a déclaré le locataire de la Maison Blanche dans un communiqué, tout en se réjouissant des 15,6 millions d’emplois créés sous son mandat.

Car, dans le même temps, le pays a créé 272 000 emplois en mai, selon les chiffres publiés par le département du travail, vendredi 7 juin, soit beaucoup plus que les 190 000 attendus. Et là, ce sont les marchés financiers et la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, qui font grise mine. La bonne tenue de l’emploi rend une baisse des taux avant les élections de moins en moins probable, d’autant que les tensions persistent sur les salaires horaires. Ceux-ci ont progressé plus que prévu (+ 0,4 % sur un mois et + 4,1 % sur un an). Les estimations respectives tablaient sur des augmentations de 0,3 % et de 3,9 %.

Au vu des prix de marché, la probabilité d’une baisse du loyer de l’argent par la Fed en septembre est tombée de 40 % à 30 %, selon les calculs du Wall Street Journal. De ce fait, les taux directeurs de la banque centrale restent fixés au-delà de 5,25 %, leur plus haut niveau depuis 2006.

Dans la foulée de la publication, les taux de marché à long terme à dix ans sont passés de 4,3 % à 4,43 %, tandis que les trois indices de Wall Street (Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq) ont ouvert dans le rouge. « La forte croissance de l’emploi et l’inflation des salaires confortent notre opinion de longue date selon laquelle les taux d’intérêt resteront élevés longtemps, a déclaré au Financial Times Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo Global Management. Nous continuons à prévoir que la Fed n’abaissera pas ses taux en 2024. »

Lassitude des consommateurs

Depuis des semaines, l’économie américaine est sur le fil, avec une inflation qui reste trop élevée (3,4 % sur un an en avril) pour baisser les taux et la crainte d’une récession subite : une certaine lassitude des consommateurs est constatée par les entreprises comme McDonald’s, American Airlines ou Starbucks, ce qui sape la confiance.

Les deux chiffres publiés vendredi laissent les observateurs perplexes, d’autant que celui du chômage et celui de l’emploi sont le fruit de deux enquêtes différentes. La première est menée auprès des 60 000 ménages, la seconde sur 119 000 entreprises. Qui a raison ? Celle sur le chômage, rarement commentée, contient d’autres signes avant-coureurs inquiétants.

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