Monday, May 13, 2024
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le président et sa Première ministre qualifiés pour le second tour


Le président Gitanas Nauseda et sa Première ministre Ingrida Simonyte seront opposés au second tour de l’élection présidentielle du 26 mai en Lituanie. Les deux candidats s’accordent sur la défense et la politique vis-à-vis du grand voisin russe.

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Le président lituanien sortant Gitanas Nauseda est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 12 mai, face à sa Première ministre Ingrida Simonyte, à l’issue d’une campagne dominée par les questions de défense, Vilnius cherchant à renforcer sa sécurité face à la Russie voisine. Le second tour aura lieu le 26 mai.

Après le dépouillement de la quasi-intégralité des votes exprimés dimanche pour le premier tour, Gitanas Nauseda arrive largement en tête avec 46 % des voix, devant Ingrida Simonyte, qui en comptabilise 16 %, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi un responsable électoral.

Le pays balte de 2,8 millions d’habitants, une ex-République soviétique qui jouxte l’exclave russe très militarisée de Kaliningrad, craint d’être la prochaine cible de Moscou si la Russie devait gagner sa guerre contre l’Ukraine.

“La compréhension de la menace russe par la Lituanie est unanime et incontestable, et les principaux candidats s’accordent dessus”, avait résumé Linas Kojala, directeur du Centre d’études sur l’Europe de l’Est à Vilnius.

Le président lituanien sortant, Gitanas Nauseda, s'apprête à voter au premier tour de la présidentielle, le 12 mai 2024 à Vilnius.
Le président lituanien sortant, Gitanas Nauseda, s’apprête à voter au premier tour de la présidentielle, le 12 mai 2024 à Vilnius. © Petras Malukas, AFP

Les sondages donnaient au président sortant Gitanas Nauseda, un ancien banquier de 59 ans, une avance confortable sur les sept autres candidats. Les observateurs prédisent sa victoire au second tour.

Le président lituanien codirige, avec le gouvernement, la politique étrangère et participe aux sommets de l’UE et de l’Otan. Il doit consulter le gouvernement et le Parlement pour la nomination des plus hauts fonctionnaires.

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Si les deux candidats s’accordent sur la défense, ils divergent sur d’autres sujets. Ingrida Simonyte, 49 ans, défend des vues conservatrices en matière économique et libérales sur les questions sociales. Elle soutient notamment les partenariats entre personnes de même sexe, encore controversés dans ce pays majoritairement catholique.

Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius.
Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius. © Petras Malukas, AFP

Elle se présente à l’élection présidentielle pour la deuxième fois, après avoir été battue par Gitanas Nauseda au second tour de l’élection de 2019.

“Ingrida Simonyte est soutenue par les électeurs du parti conservateur et les libéraux, tandis que Gitanas Nauseda est un candidat de gauche en termes de politique économique et sociale”, explique Ramunas Vilpisauskas, analyste à l’université de Vilnius.

Important soutien financier à l’Ukraine

La Lituanie, membre de l’Union européenne et de l’Otan, est l’un des principaux donateurs de l’Ukraine, avec d’importantes dépenses de défense représentant 2,75 % de son PIB et que le gouvernement d’Ingrida Simonyte veut porter à 3 %.

Vilnius entend utiliser ces fonds pour acheter des chars et des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, et pour accueillir sur son territoire une brigade allemande. Berlin prévoit de stationner environ 5 000 soldats en Lituanie d’ici à 2027.

Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius.
Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius. © Petras Malukas, AFP

Aucun des principaux candidats n’a annoncé vouloir remettre en cause ces projets.

Tensions avec la Chine

Il n’y a en revanche pas de consensus concernant les relations avec la Chine. Les liens bilatéraux se sont tendus en 2021 lorsque Vilnius a autorisé Taïwan à ouvrir une représentation sous le nom de l’île autonome, s’écartant ainsi de la pratique diplomatique courante qui consiste à utiliser le nom de la capitale, Taipei, pour éviter de fâcher Pékin.

La Chine, qui considère Taïwan comme une partie de son territoire et s’oppose à tout soutien à l’île susceptible de lui conférer une quelconque légitimité internationale, a en rétorsion dégradé ses relations diplomatiques avec Vilnius et bloqué ses exportations.

Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius.
Des électeurs votent au premier tour de la présidentielle en Lituanie, le 12 mai 2024 à Vilnius. © Petras Malukas, AFP

Gitanas Nauseda a déclaré pendant la campagne électorale qu’il voyait “la nécessité de changer le nom du bureau de représentation”. Ingrida Simonyte s’y oppose.

Avec AFP



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